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Résumée du deuxième congrès à
Bruxelles
Il faut remercier et féliciter léquipe Belge qui a parfaitement organiser cette réunion aussi bien la partie scientifique que les moments plus conviviaux comme le repas du samedi soir.
Lassemblée se composait denviron 70 personnes : les participants du 1er séminaire Belge, Hollandais, Français étaient là mais on remarquait avec plaisir la présence dAllemands, de Danois, dAutrichiens et de Grecs, ce qui permit de comparer nos différentes pratiques et de connaître les problèmes spécifiques dans ces pays. On aurait aimé rencontrer également des représentants des ex-pays de lEst où là encore les problèmes sont très importants.
Il y a eu trois tables rondes :
1ère table ronde : lenregistrement de lIVG dans les différents pays.
1° En Belgique :
Jusquen 1990 date de la loi sur lIVG les médecins pratiquaient des enquêtes sauvages qui permirent de constater le faible risque de complication. Ensuite la loi sest attachée à évaluer le nombre dIVG afin de le faire diminuer.
Les résultats sembles peu fiables. Les renseignements des feuilles denregistrement sont trop centrés sur les problèmes psychologiques ou conjugaux qui sont de mauvais indicateurs car trop sujet à des interprétations subjectives.
2° En France
Madame C Blayo, démographe de lINED et enseignante à luniversité de Bordeaux insiste sur le fait que lenregistrement obligatoire qui ne va pas à lencontre des intérêts de la population au contraire il faut des nombres importants pour faire des études fiables répondant aux discours partisans des mouvements opposés à la liberté de lIVG. en particulier sur la réalité des répétitions dIVG. La non transparence des IVG sert souvent des intérêts particuliers financiers parfois.
3° Hollande :
Jusquen 1980 lenregistrement fut volontaire, ensuite lEtat nutilise quune faible partie des chiffres.
La difficulté réside dans lenregistrement des 40 % détrangères lIVG est essentiellement pratiquée en secteur privé. LIVG avant 6 semaines et ceux du 2ème sont mal enregistrés. Il apparaît quil est nécessaire daméliorer lenregistrement en particulier pour les complications.
Un exposé concernant la prise en charge sociale de lIVG dans les différents pays est fait par Lucie Van Grombrugge (Belgique) un inventaire du coût de lIVG en Europe et de sa prise en charge sociale les différences sont très importantes dun pays à lautre aussi bien au niveau des prix quau niveau du remboursement. Il semble intéressant de lancer une enquête détaillée sur les prix de tous les actes ayant rapport à lIVG. Pour cela un questionnaire a été distribué.
La deuxième table ronde est consacrée à laccueil et lenregistrement dune grossesse non désirée. Ch. B. France, sage-femme rappelle la loi française qui exige un entretien psychosocial, une semaine de réflexion une autorisation parentale pour les mineures et une situation en règle pour les étrangères. En France, LANCIC est favorable à la proposition systématique de lentretien mais non à lobligation qui met les femmes sous tutelle et risque de développer une culpabilité.
C. Mouvet (Belgique), psychologue, explique quen Belgique il ny a pas dobligation dentretien, pas dautorisation parentale et aucun règlement particulier pour les étrangeres mais laccueil est systématique et lentretien est fortement encouragé pour peremettre de préciser les situations en particulier pour les femmes les plus en difficulté.
Il apparaît que lentretien sert aussi aux soignants pour les déculpabiliser. Les souffrances des soignants fera lobjet dun débat au prochain séminaire (16 octobre 1999) à Maastricht. Un débat très animé sinstalle, pour certains lentretien est très souhaitable et doit être encouragé pour soutenir les femmes dans ce moment difficile pour elles mais le rendre obligatoire nest pas le meilleur moyen de le réaliser. Pour dautres, les femmes doivent avoir le droit de choisir un entretien ou pas
Troisième table ronde: lavortement médicamenteux
E. Aubeny président de la FIAPAC réélue à ce poste ainsi que lensemble du bureau, rappelle que chaque pays qui veut utiliser la Mifepristone doit le demander la à lagence Européenne du médicament.
La Mifépristone est produit aujourdhui par une petite société EXELGYN (France)
Rappel de la méthode dIVG
Pour un terme de 49 jours maximum
la méthode associe 600 mg de Mifepristone à J1
et une prostaglandine (Misoprostol) à j3
Les résultats présentent 98,6 % de succès avec 61 % dexpulsion pendant lhospitalisation, il ny a que 1 pour 1000 grossesses qui se poursuivent .
Les effets secondaires sont essentiellement des douleurs pelviennes et des troubles digestifs rapidement résolus.
La méthode est bien acceptée.Elle diminue lacte technique mais exige une relation plus attentive soignant-soignée.
Rappelons que la Mifépristone représente aussi une méthode de contraception durgence non autorisée actuellement.
Enfin après toutes les mises en garde de cette méthode A. Bureau (France) qui a une grande expérience pratique de la MIFEPRISTONE se fait lavocat de lIVG médicamenteuse à domicile en affirmant quil ny a pas de risque particulier à ne pas hospitaliser les femmes mais au contraire cela réduit limpact économique et favorise lappropriation de cet acte par elles-mêmes.
La dernière table ronde fait linventaire des différentes techniques de dilatation du col.
Lexposé de la représentante hollandaise, Marijke Alblas de Maastricht insiste sur leur grande expérience de la dilatation mécanique au 1er et au 2ème trimestre et conclut à linutilité des prostaglandines pour les IVG au cours du 1er trimestre.
- Lexposé de Philippe Lefevre, médecin à Roubaix est dun avis contraire rapportant son expérience personnelle .
La MIFEPRISTONE, non encore légalement autorisée dans cette indication est un très bon dilatateur prescrit 36 à 48 heures à 200 mg (1 cp) pour les IVG de 12 SA particulièrement chez les nullipares
Le MISOPROSTOL est aussi une forme alternative peu coûteuse, évitant les A.G. réduisant le temps de lIVG. Le débat na pas permis détablir le meilleur protocole. Il fera sûrement lobjet dune nouvelle discussion au prochain séminaire qui se tiendra à Maastricht le 16 octobre 1999 suivant linvitation de Marijke Albras.
Dan Schipper nous expose son expérience hollandaise où plus de 90 % des IVG sont faites en secteur privé (85 % pendant le 1er trimestre).
La dilatation par prostaglandine est utilisée mais complétée par des bougies jusquà 17 SA. Pour les avortements plus tardifs, le Nalador en perfusion est utilisé.
Le deuxième séminaire se termine par des exposés de pratiques et dexpériences différentes. Il apparaît que beaucoup déchanges ont pu avoir lieu pendant les pauses et les repas, ce qui encourage le bureau entièrement reconduit et présidé par Elisabeth Aubeny à poursuivre lorganisation de telles rencontres en les élargissant aux autres pays européens qui ne nous ont pas encore rejoints
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